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 NOS ARTICLES ET CONSEILS :

 

Bien fixer le prix de son entreprise : suivez les 6 conseils clés.

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1er conseil : Mettez à jour les documents de l’entreprise.

Bien trop souvent, des entreprises sont mises sur le marché avec une comptabilité comprenant des erreurs parfois grossières, des documents de secrétariat juridique inexistants depuis des années.
Si vous n’avez pas de commissaire aux comptes, demandez une révision de votre bilan par un professionnel indépendant de votre comptable. Cela peut être coûteux mais donnera une image de fiabilité aux comptes présentés qui rassurera les acquéreurs. Vous aurez probablement également quelques surprises…

2e conseil : Protégez votre propriété industrielle, vos marques, vos contrats etc.

Prenez le temps de faire enregistrer le nom de votre entreprise, les marques des produits que vous vendez. Si vous avez mis au point des produits qui nécessitent des années de recherche, pensez à les protéger et pas au dernier moment avant de vendre votre entreprise.
Mettez aussi par écrit les « contrats » parfois tacites qui vous lient à vos fournisseurs ou vos clients. Cela aura beaucoup plus de poids pour un acquéreur.

 

3e conseil : Assurez-vous que l’entreprise ne dépend pas de vous

Une entreprise qui dépend trop du savoir-faire ou de l’expertise du chef d’entreprise qui est en contact direct avec tous les clients ou qui maîtrise seul certains aspects techniques du travail sera difficile à vendre.

Si une entreprise repose moins sur le chef d’entreprise, notamment quand elle dispose d’un adjoint salarié expérimenté, il sera possible d’en tirer un prix plus élevé.

4e conseil : Connaissez la valeur minimale de votre entreprise

Une des premières choses que vous devez faire avant de vous engager dans un processus de transmission est de connaître la valeur minimale de votre entreprise. Pour ce faire vous devez prendre un expert en évaluation d’entreprise qui est indépendant de votre entreprise. L’une des erreurs grossières est de prendre votre comptable pour faire ce travail. Une expertise est par définition effectuée par une personne neutre qui n’a pas géré ou conseillé l’entreprise par le passé. Ceci vous permettra de déterminer la fourchette de négociation entre le prix de vente fixé avant négociation et la valeur minimal possible.

5e conseil : Faites un diagnostic économique de l’entreprise et rédigez un dossier de présentation soigné et sincère.

Une expertise financière vous donne la valeur minimale de votre entreprise à un moment T. Faire réaliser un diagnostic par un professionnel indépendant vous permettra de connaître la performance de votre entreprise sur une période définie par exemple les 3 ou 5 dernières années. Pour un repreneur ou un investisseur la valeur d’une entreprise s’apprécie par rapport à une tendance positive ou négative. Il pourra proposer une valeur élevée si les perspectives sont bonnes ce que mettra en valeur le diagnostic.

6e conseil : Sortez les cadavres du placard

S’il y a une chose que déteste les investisseurs et repreneurs c’est de découvrir des mauvaises surprises pendant les audits ou pire pendant la période qui suit la reprise. Quelques soient les cadavres que vous avez dans le placard, vous devez être prêt à en parler avant qu’un repreneur ou investisseur ne les découvre. Plus vous tardez à le faire plus votre contrepartie sera méfiante. Si vous êtes impliqué dans des litiges tentez de les résoudre au maximum avant l’opération, y compris par la voie amiable si elle est rapide.

Vous voilà désormais un cédant averti.

Laurent GERMAIN,

MCI REUNION SAS

 

 

Réalisez votre budget annuel en 6 étapes.
Par Laurent GERMAIN. MCI Réunion.Budget concept

Le budget est une des bases de la gestion d’entreprise, outil connu il est pourtant encore trop souvent mal maîtrisé par les PME réunionnaises. MCI Réunion vous donne les 6 étapes clés pour réussir votre budget annuel.

1.     Validez vos objectifs de ventes et de marges

Le budget est l’occasion de projeter vos ventes et marges pour l’année à venir en vous basant sur vos chiffres réels passés et votre perception de l’évolution de vos marchés. Rien ne sert de céder à trop d’optimisme ni non plus de « noircir » le tableau. Cette partie budget commercial doit être conçue avec vos équipes et permettra de fixer leurs objectifs. Pendant cette phase ne cherchez pas à calculer un résultat comptable final, cela ne ferai que fausser votre vision du marché.

 2.     Travaillez vos charges et votre masse salariale

Votre budget doit reprendre le détail de l’ensemble de vos charges fixes. Chaque poste doit être examiné et toujours mis en regard de sa nécessité et de sa contribution aux résultats. C’est le moment propice pour remettre en cause votre organisation et vos moyens de fonctionnement. Certaines charges peuvent paraître faibles unitairement mais cumulées, elles auront une incidence très forte sur votre résultat final. Vous constaterez que des optimisations sont  toujours possibles.

Attention en 2018 des modifications sont en cours sur les charges salariales et les cotisations de Gérance au RSI, tenez vous informés !

3.     Ne vous arrêtez pas au résultat !

Une fois vos ventes et charges calculées, votre résultat prévisionnel est déterminé. S’il n’est pas conforme à vos attentes, il faudra retravailler les ventes ou les charges. Ceci peut aller jusqu’à revoir votre stratégie si celle-ci ne produit  pas les résultats escomptés.
90% des budgets s’arrêtent à ce stade et négligent la partie financière. C’est une grave erreur car même des résultats positifs peuvent vous conduire à une impasse financière.

4.     Intégrez vos investissements, la variation du BFR et vos remboursements de crédits.

Tout bon budget doit comprendre une approche de la partie financière. Si vos ventes augmentent, votre BFR le fera aussi et votre trésorerie risque de mettre plusieurs mois à s’en remettre. Ceci est particulièrement crucial pour des activités à forts CA mais faibles marges. Calculez également l’impact du remboursement de vos crédits en cours. Si votre activité est saisonnière, vous pouvez décliner vos prévisions de trésoreriepar mois. Inutile de le faire par contre si vous n’avez que 2 ou 3 mois de visibilité de CA…

5.     Prévoyez vos financements et gardez des réserves.

Trop souvent les PME investissent 100 % voire plus de leur CAF (Capacité d’Autofinancement) à un moment ou leur trésorerie était favorable et déchantent quelques mois plus tard. Financer vos investissements matériels en amont sera toujours bien plus facile et moins onéreux que faire du sauvetage avec des lignes de découvert ou d’escompte. Prévoyez les nouveaux financement à mettre en place compte tenu de vos investissements. Vous devez également conserver des réserves de trésorerie pour faire face aux aléas de l’activité ou à la saisonnalité de vos ventes.

6.     Suivez vos résultats simplement et prenez les actions correctrices à temps.

Si votre budget a été correctement réalisé il sera alors très simple de suivre vos performances par les ventes car vous saurez en permanence si vous êtes conforme ou non aux prévisions. Des seuils d’alertes pourront être définis et les actions prises dès que nécessaire. N’attendez plus votre bilan 3 mois après la fin de l’année, c’est forcément trop tard.

 

Vous l’avez compris, votre budget est un outil prévisionnel mais hautement opérationnel. Il vous évitera bien des mauvaises surprises et rassurera vos partenaires financiers.
Alors, avez vous terminé votre budget 2018 ?

Laurent GERMAIN. MCI Réunion 11/2017.

 

INFORMATION : GESTION COTISATION SOCIALES GERANTS MAJORITAIRES 09/2017

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Vous êtes de nombreux dirigeants de SARL à cotiser au RSI et dans l’attente du prochain rattachement à la CGSS.

Mais vous devez savoir que les choses ont déjà changé pour vos cotisations 2017 à la Réunion et dans les autres DOM !

L’abattement de 50% de certaines cotisations est désormais réduit à partir des rémunérations au delà de 1.5 fois le plafond de la Sécurité sociale (PASS) soit environ 58 KE, pour disparaître au delà de 98 KE.

Pour faire simple un gérant percevant 100 KE de rémunération annuelle paiera 8 000 EUR de cotisations en plus. Un gérant percevant moins de 58 KE ne sera lui pas impacté.

Notre conseil : pensez à ventiler votre rémunération sur plusieurs exercices (il y aura de bonnes et de moins bonnes années) afin de dépasser le moins possible le seuil de 58 KE.

De nombreux autres changements auront probablement lieu en 2018, maintenez vous informés.

Laurent GERMAIN,

MCI REUNION SAS

 

 

ARTICLE : Cession Acquisition d’entreprises. 08/2017

MCI Réunion vous explique la différence entre la valeur économique d’une entreprise et la valeur de ses parts sociales.

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Beaucoup de dirigeants connaissent les principales méthodes d’évaluation d’entreprise comme les multiples de résultats ou les comparables. Mais très peu d’entre eux savent comment passer de cette valeur économique de l’entreprise à la valeur des parts sociales.

Car en effet il peut exister dans certains cas une différence importante entre ces deux valeurs.

1. Retraitement des actifs Hors exploitation

La première différence et la plus facile à comprendre est liée aux actifs dits « Hors Exploitation» c’est-à-dire ceux qui ne contribuent pas à la création de valeur pour l’entreprise. L’exemple très courant à la Réunion est l’existence de biens immobiliers acquis en défiscalisation et loués à des personnes physiques.

Ces actifs ne contribuent pas à la formation du résultat (donc non pris en compte par une valorisation en multiple de résultats) et ont une valeur propre qui se détermine selon d’autres critères.

Ils seront ajoutés à la valeur économique, déduction faite de l’endettement associé, afin d’obtenir la valeur des parts sociales.

 

  • 2. Retraitement de la Trésorerie nette ou dette nette.

Là encore il parait évident que deux sociétés ayant le même résultat, mais dont une à un endettement important alors que l’autre est en situation de trésorerie globale positive, n’auront pas la même valeur.

Afin de l’intégrer il faudra donc ajouter la trésorerie nette à la valeur économique ou retrancher la dette nette de cette même valeur afin d’obtenir la valeur des parts sociales. En effet il est rappelé qu’en cas d’acquisition des parts sociales, l’acquéreur deviendra immédiatement responsable des dettes, en premier lieu bancaires.

Souvent les sociétés anciennes se sont constitué un matelas financier et seront en situation de trésorerie nette alors qu’une société plus jeune sera généralement plus endettée, notamment pour financer son BFR.

Dans certains cas, il peut arriver que les actifs hors exploitation ou la trésorerie nette impactent la valeur des parts de 50% voire plus.

Attention donc à ne pas négliger ces éléments, que vous soyez acheteur ou vendeur vous êtes concernés !

 

Laurent GERMAIN,

MCI REUNION SAS

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